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Déambulateur sans roues, à 2 roues ou rollator à 4 roues : lequel choisir ?

Déambulateur sans roues, à 2 roues ou rollator à 4 roues : lequel choisir ?

Zéro, deux ou quatre roues… et parfois trois : à chacun son équilibre !

Lorsqu’une personne ressent le besoin de sécuriser ses déplacements, le déambulateur peut l’aider à conserver son autonomie et à marcher avec davantage de confiance.

Cependant, tous les modèles ne répondent pas aux mêmes besoins. Faut-il choisir un cadre de marche sans roues, un déambulateur à deux roues ou un rollator à quatre roues ? Il existe également quelques rollators d’intérieur à trois roues, même s’ils restent plus rares.

Le bon choix dépend notamment de l’équilibre de l’utilisateur, de sa force dans les bras, de son environnement et de l’utilisation prévue. Un modèle destiné aux déplacements dans la maison ne présente pas nécessairement les mêmes caractéristiques qu’un rollator conçu pour les promenades ou les sorties.

Dans cet article, Medibloux vous aide à comprendre les principales différences entre ces solutions.

Déambulateur ou rollator : quelle différence ?

Dans le langage courant, le mot « déambulateur » désigne généralement l’ensemble des cadres qui apportent un appui pendant la marche.

Le terme « rollator » désigne plus précisément un déambulateur équipé de roues. Les modèles à quatre roues disposent généralement de poignées de freinage. La plupart comportent également une assise, un dossier, un sac ou un panier.

On distingue principalement :

  • le cadre de marche sans roues ;
  • le déambulateur à deux roues ;
  • le rollator à quatre roues.

Il existe aussi des rollators à trois roues. Plus rares, ils sont principalement recherchés pour leur compacité et leur maniabilité à l’intérieur.

Chaque solution possède ses avantages, mais également certaines contraintes.

Le cadre de marche sans roues : priorité à la stabilité

Le cadre de marche sans roues repose sur quatre pieds munis d’embouts antidérapants.

Pour avancer, l’utilisateur doit soulever légèrement le cadre, le poser devant lui, puis faire quelques pas pour le rejoindre. Il progresse ainsi par étapes successives.

Ses principaux avantages

Le cadre sans roues offre un appui fixe lorsque ses quatre pieds touchent correctement le sol. Il convient donc aux personnes qui recherchent avant tout de la stabilité lors de déplacements courts.

Il peut notamment être utilisé :

  • à l’intérieur du domicile ;
  • dans des couloirs ou des pièces relativement dégagées ;
  • pendant certaines périodes de convalescence ;
  • lorsque l’utilisateur a besoin de marquer un arrêt entre chaque pas.

Ses limites

Ce type de cadre demande suffisamment de force dans les bras et les épaules pour être soulevé régulièrement. Son utilisation peut donc devenir fatigante.

De plus, la marche reste assez lente et saccadée. Le cadre sans roues se montre également moins pratique sur les sols irréguliers et lors des déplacements extérieurs.

Le NHS recommande notamment de tenir compte de la capacité de la personne à soulever le cadre avant de choisir un modèle sans roues.

Le déambulateur à 2 roues : un compromis pour l’intérieur

Le déambulateur à deux roues comporte généralement deux roues à l’avant et deux pieds munis d’embouts antidérapants à l’arrière.

Contrairement au cadre fixe, il ne faut pas le soulever complètement. L’utilisateur peut faire avancer les roues avant tout en conservant l’appui et le freinage naturel des pieds arrière.

Ses principaux avantages

Le modèle à deux roues permet une marche plus fluide que le cadre sans roues. Il demande également moins d’effort au niveau des bras puisqu’il se pousse au lieu d’être entièrement soulevé.

Les deux pieds arrière contribuent à ralentir naturellement le cadre. Cette configuration peut rassurer les personnes qui ne se sentent pas encore prêtes à contrôler un rollator à quatre roues.

Il convient principalement :

  • aux déplacements à l’intérieur ;
  • aux surfaces planes et régulières ;
  • aux personnes qui ont besoin d’un appui important ;
  • aux utilisateurs qui éprouvent des difficultés à soulever un cadre classique.

Ses limites

Les embouts arrière frottent sur le sol. Par conséquent, ce type de déambulateur reste moins adapté aux longues distances et aux sols extérieurs irréguliers.

Il faut également contrôler régulièrement l’état des embouts. Lorsqu’ils sont usés ou endommagés, ils peuvent perdre une partie de leur efficacité.

Le rollator à 3 roues : compact, mais plus rare

Le rollator à trois roues se rencontre moins souvent que les modèles à deux ou quatre roues.

Grâce à sa forme compacte, il peut faciliter les déplacements dans les couloirs, les passages étroits et les espaces intérieurs encombrés. Son rayon de braquage réduit le rend généralement très maniable.

Il comporte normalement des freins et peut disposer d’un sac ou d’un panier pour transporter quelques effets personnels.

Cependant, les modèles à trois roues ne disposent généralement pas d’assise. Ils ne permettent donc pas à l’utilisateur de s’arrêter et de s’asseoir pour se reposer.

Cette absence d’assise a également une conséquence sur le remboursement : les rollators à trois roues ne répondent pas aux conditions prévues pour les modèles remboursables avec assise. Ils ne bénéficient donc pas de cette intervention de la mutualité.

Avant de choisir ce type de rollator, il faut également vérifier sa stabilité, ses dimensions, son système de freinage et son adéquation avec les capacités de l’utilisateur.

Le rollator à 4 roues : pour une marche plus fluide

Le rollator repose sur quatre roues et se déplace de manière continue. L’utilisateur n’a donc pas besoin de le soulever.

Il comporte normalement des freins placés au niveau des poignées. Selon le modèle, il peut aussi disposer d’une assise, d’un dossier, d’un panier ou d’un sac.

Ses principaux avantages

Le rollator à quatre roues favorise une marche plus naturelle et plus fluide. Il convient particulièrement aux personnes capables de marcher, mais qui souhaitent bénéficier d’un appui, gagner en confiance ou prévoir des pauses.

Selon la taille de ses roues et sa conception, il peut accompagner l’utilisateur :

  • dans la maison ;
  • pour faire des courses ;
  • lors de promenades ;
  • pendant des déplacements plus longs ;
  • sur différents revêtements extérieurs.

La plupart des modèles disposent d’une assise permettant de faire une pause. Avant de s’asseoir, l’utilisateur doit toutefois placer le rollator sur un sol stable et enclencher les freins de stationnement.

La présence d’une assise fait également partie des caractéristiques nécessaires pour bénéficier du remboursement prévu pour certains rollators. Il est donc important de vérifier les conditions de sa mutualité avant l’achat.

Ses limites

Un rollator à quatre roues se déplace plus facilement. L’utilisateur doit donc être capable de contrôler sa vitesse, de changer de direction et d’actionner les freins.

Il peut se révéler inadapté à une personne qui s’appuie très fortement sur le cadre ou qui ne maîtrise pas le freinage. Dans ce cas, l’avis d’un médecin, d’un kinésithérapeute ou d’un ergothérapeute permet d’évaluer la solution la plus sûre.

Par ailleurs, tous les rollators ne conviennent pas aux mêmes terrains. Un modèle compact destiné à l’intérieur ne présente pas les mêmes roues ni la même largeur qu’un rollator conçu pour les déplacements extérieurs.

Comparatif rapide des différentes solutions

ModèleUtilisation principaleAtout majeurPoint d’attention
Cadre sans rouesPrincipalement à l’intérieurAppui fixe lorsque les quatre pieds reposent au solDoit être soulevé pour avancer
Déambulateur à 2 rouesIntérieur et surfaces planesBon compromis entre stabilité et facilité d’avancementPeu adapté aux sols irréguliers
Rollator à 3 rouesPrincipalement à l’intérieurCompact et maniable dans les passages étroitsGénéralement sans assise et non remboursé
Rollator à 4 rouesIntérieur ou extérieur selon le modèleMarche fluide, assise et accessoiresNécessite de contrôler le déplacement et les freins

Ce tableau donne une orientation générale. Toutefois, le nombre de roues ne constitue pas le seul critère de choix.

Les critères à vérifier avant de choisir

L’équilibre et le besoin d’appui

Une personne qui recherche un appui très stable n’aura pas les mêmes besoins qu’une personne qui marche correctement, mais se fatigue rapidement.

Il faut notamment déterminer si l’utilisateur :

  • cherche principalement à sécuriser son équilibre ;
  • doit transférer une partie importante de son poids sur le cadre ;
  • peut avancer sans que l’aide à la marche s’éloigne ;
  • sait utiliser des freins ;
  • peut changer de direction en toute sécurité.

L’utilisation à l’intérieur ou à l’extérieur

À l’intérieur, la largeur du cadre et son rayon de braquage jouent un rôle important. Il faut pouvoir circuler entre les meubles, franchir les portes et effectuer un demi-tour.

Pour l’extérieur, il convient d’examiner :

  • le diamètre des roues ;
  • le comportement sur les pavés ou les chemins ;
  • la présence de freins efficaces ;
  • la stabilité du cadre ;
  • la visibilité de l’utilisateur ;
  • la présence éventuelle d’une assise.

De grandes roues franchissent généralement plus facilement les petites irrégularités du sol. Cependant, elles peuvent aussi augmenter l’encombrement du rollator.

La hauteur des poignées

Un cadre mal réglé peut entraîner une posture inconfortable et compliquer son utilisation.

À titre indicatif, les poignées se règlent souvent au niveau du pli du poignet lorsque la personne se tient debout, les bras relâchés le long du corps. Toutefois, la morphologie, la posture et les besoins de l’utilisateur doivent toujours être pris en compte.

En cas de doute, un professionnel de santé peut vérifier le réglage.

La largeur et l’encombrement

Avant l’achat, il est utile de mesurer :

  • la largeur des portes ;
  • les passages entre les meubles ;
  • l’espace disponible dans la salle de bain ;
  • la largeur de l’ascenseur ;
  • les dimensions du coffre de la voiture.

Un rollator peut être parfaitement adapté à la promenade, mais trop large pour circuler facilement dans le logement.

Le poids et le système de pliage

Si le déambulateur doit être régulièrement transporté, son poids devient un critère essentiel.

Il faut vérifier si l’utilisateur ou son accompagnant peut :

  • le plier facilement ;
  • le soulever ;
  • le placer dans un coffre ;
  • le ranger sans risque de chute.

Le matériau utilisé pour fabriquer le cadre influence directement son poids, sa facilité de manipulation et son prix.

Acier, aluminium ou carbone : quel matériau choisir ?

L’acier

L’acier offre généralement une bonne robustesse, mais il rend le déambulateur plus lourd. Les modèles en acier figurent souvent parmi les solutions les plus économiques.

Ils peuvent convenir lorsque le déambulateur reste principalement à domicile et doit être peu soulevé ou transporté.

L’aluminium

Plus léger que l’acier, l’aluminium représente un bon compromis entre poids, solidité et prix.

Un déambulateur en aluminium se manipule et se transporte généralement plus facilement. Son prix reste cependant souvent un peu plus élevé que celui d’un modèle comparable en acier.

Le carbone

Le carbone permet de concevoir des rollators particulièrement légers. Il facilite donc le pliage, le rangement et le transport dans une voiture.

En revanche, les modèles en carbone appartiennent généralement à une gamme de prix plus élevée. Ils peuvent être intéressants pour les personnes qui déplacent régulièrement leur rollator ou qui recherchent avant tout un poids minimal.

Toutefois, le matériau ne suffit pas à déterminer la qualité ou l’adéquation d’un modèle. Il faut également comparer sa stabilité, sa charge maximale, ses dimensions, ses équipements et son confort d’utilisation.

L’assise et les accessoires

Selon les besoins, un rollator peut recevoir ou intégrer :

  • une assise ;
  • un dossier ;
  • un panier ou un sac ;
  • un plateau ;
  • un porte-canne ;
  • un éclairage ou des éléments réfléchissants ;
  • des appuis pour les avant-bras.

Ces équipements améliorent le confort, mais ils peuvent également modifier le poids et l’encombrement du rollator.

Enfin, il faut toujours vérifier la charge maximale autorisée par le fabricant, aussi bien pour l’utilisateur que pour le panier ou le sac.

Quelques règles pour une utilisation plus sûre

Quel que soit le modèle choisi, quelques vérifications restent indispensables :

  • régler correctement la hauteur des poignées ;
  • vérifier l’état des roues, des freins et des embouts ;
  • retirer les tapis mobiles et les obstacles dans les zones de passage ;
  • porter des chaussures fermées et stables ;
  • éviter les sols mouillés ou glissants ;
  • ne pas tirer sur le cadre pour se relever d’une chaise ;
  • respecter la charge maximale indiquée ;
  • ne pas utiliser le déambulateur dans les escaliers ;
  • suivre les instructions du fabricant.

Pour se lever, il vaut généralement mieux prendre appui sur les accoudoirs de la chaise, retrouver son équilibre, puis saisir les poignées du déambulateur.

De même, avant de s’asseoir sur un rollator équipé d’une assise, l’utilisateur doit placer le dispositif sur un sol stable et enclencher les freins de stationnement.

Alors, faut-il choisir 0, 2, 3 ou 4 roues ?

Il n’existe pas de réponse unique.

Le cadre sans roues privilégie l’appui fixe, mais il doit être soulevé. Le modèle à deux roues facilite l’avancement tout en conservant deux points de contact fixes à l’arrière.

Plus rare, le rollator à trois roues privilégie la compacité et la maniabilité à l’intérieur, mais il ne dispose généralement pas d’assise et ne bénéficie pas du remboursement associé aux modèles qui en sont équipés.

Enfin, le rollator à quatre roues offre une marche plus fluide et davantage d’équipements, mais il demande une bonne maîtrise des freins et de la direction.

Le choix doit donc tenir compte de la personne, de ses capacités et de son environnement, plutôt que du seul nombre de roues.

Un remboursement par la mutualité est-il possible ?

Selon la situation de l’utilisateur, le modèle choisi et la région dans laquelle il réside, un cadre de marche ou un rollator peut bénéficier d’une intervention partielle ou complète de la mutualité.

Cependant, le remboursement n’est pas automatique. Il peut notamment dépendre :

  • d’une prescription médicale ;
  • des besoins de mobilité de l’utilisateur ;
  • de la présence d’une assise pour les rollators concernés ;
  • de l’inscription du produit sur une liste de matériel admis au remboursement ;
  • de la délivrance du matériel par un prestataire agréé ;
  • des règles appliquées dans la région de résidence.

Les rollators d’intérieur à trois roues sont généralement dépourvus d’assise. Ils ne remplissent donc pas cette condition et ne bénéficient pas de ce remboursement.

En Wallonie, les démarches relatives aux cadres de marche et aux autres aides à la mobilité passent généralement par la mutualité. Celle-ci vérifie les conditions et détermine le montant de l’intervention éventuelle.

Il est donc préférable de se renseigner avant l’achat. L’équipe Medibloux peut vous aider à vérifier les possibilités de remboursement et vous accompagner dans les démarches nécessaires auprès de votre mutualité.

Pour plus d’informations, vous pouvez également consulter la page officielle de l’AVIQ consacrée aux aides à la mobilité.

Essayer avant de choisir

Un déambulateur accompagne chaque déplacement. Il doit donc correspondre à la taille, aux habitudes et aux capacités de son utilisateur.

Chez Medibloux, nous proposons différents cadres de marche, déambulateurs et rollators destinés à une utilisation intérieure ou extérieure.

Notre équipe peut vous aider à comparer :

  • le nombre et la taille des roues ;
  • le matériau du cadre ;
  • la largeur du modèle ;
  • son poids ;
  • le système de pliage ;
  • la hauteur des poignées ;
  • la présence d’une assise ;
  • les accessoires disponibles ;
  • la charge maximale autorisée ;
  • les possibilités de remboursement.

Vous pouvez découvrir notre sélection dans la catégorie Mobilité – Aide à la marche ou venir nous rencontrer au magasin, chaussée de Namur 301 à Gembloux.

Lorsque la personne présente des troubles importants de l’équilibre, des chutes répétées, une faiblesse marquée ou une situation médicale particulière, il reste préférable de demander l’avis d’un médecin, d’un kinésithérapeute ou d’un ergothérapeute.

Sources utiles

Cet article fournit des informations générales. Il ne remplace pas l’évaluation personnalisée d’un professionnel de santé ni les instructions d’utilisation du fabricant.